I
578 — Leodovald, futur saint Léonard
Né en 540 dans une famille franque, proche de Clovis, chargé des prisonniers du royaume de France, Leodovald — le « Lion de la Forêt » — devient premier évêque d'Avranches en 578. Il finit ermite en Limousin et donne son nom à cette terre habitée depuis la préhistoire par des populations de pêcheurs cueilleurs. Sa dévotion se répand dans toute l'Europe ; il devient le saint patron des prisonniers.
II
1087 — Donation de Guillaume le Conquérant
Né en 1027 à Falaise et mort le 9 septembre 1087 à Rouen, Guillaume le Conquérant — dont le fief comportait un manoir, des salines, des activités de pêche et de varech — donne à sa mort, en 1087, le domaine aux bénédictins de l'abbaye saint Étienne de Caen, dite « Abbaye aux Hommes ». Les moines y érigent un prieuré. Le lieu devient la dernière halte des miquelots vers le Mont saint Michel — attesté depuis 1025.
III
XVIIᵉ siècle — Le déclin
La commende marque le déclin du prieuré au XVIIᵉ siècle, la communauté monastique quittant les lieux désormais entretenus par un agriculteur local. Devenu bien national sous la Révolution, un particulier en fait l'acquisition et le transforme en exploitation agricole.
IIII
1944–1970 — Reprise et classement
Pendant la seconde guerre, la Wehrmacht installe un observatoire au sommet de l'ancien clocher. En juin 1944, la famille Poilvillain de Misouard reprend les lieux avec le souci de respecter le don du duc normand aux moines bénédictins de Caen. Le prieuré est classé Monument Historique en janvier 1970.
IIIII
1975 → aujourd'hui — La renaissance
Dès 1975, le projet est porté de faire renaître et vivre cet écrin dans l'esprit de ses racines. Les travaux de restauration sont lancés dans les années 80. L'ancienne ferme est démolie, laissant place à la chapelle. Transformé en habitation, le clocher est rétabli. La statue vénérée de saint Léonard est restaurée.